Un pur calédonien de cœur
Un pur « caldoche » de 4ème génération né à Bourail de famille Bouraillaise. Manu, local, skippeur professionnel, engagé dans la protection du patrimoine naturel calédonien et surfeur confirmé, vous guidera et vous racontera son chez lui lors de vos ballades sur le lagon.
Au programme
Son parcours
L'homme et son engagement
« Manu » est un autodidacte passionné, qui, humble, reconnaît d'ailleurs qu'il y a quelques années en arrière il ne savait pas « que l'on empoisonnait la Néra », ni que les plongeurs qui chassent dans les fausses passes de l'île verte « font courir une catastrophe aux poissons en éliminant systématiquement les reproducteurs » encore moins que les tortues grosses têtes n'étaient plus qu'une quarantaine à venir se reproduire chaque année en été « contre environ 400 voici encore vingt ans ». Plus que son activité, c'est sa passion pour Bourail où il est né qui l'a poussé « à ouvrir les yeux ».
En 2005, il s'est réveillé un matin de janvier pour voir des dizaines de bébés tortues écrasés sur la route de la Roche Percée ; un choc ! Une révélation aussi. Pêcheur, plongeur, surfeur (plusieurs fois vice champion de Nouvelle-Calédonie), résolument tourné vers la mer, il a su quel chemin il devait emprunter.
« Manu » a construit de ses mains son surf camp éco-lodge en pierre et en bois. Il navigue à 5 nœuds dans la rivière la Néra, partage souvent sa pêche avec ses convives qu'il attrape uniquement en haute mer, trie ses ordures, passe ses nuits d'été avec ses amis de l'association « Bwärä tortues marines » à veiller les tortues grosses têtes sur la plage, sensibilise la population Bouraillaise par l'implantation de panneaux pédagogiques sur le front de mer. Il reboise la plage, s'élève contre divers projets immobiliers, demande haut et fort la réalisation d'un assainissement pour tous respectueux du patrimoine naturel Bouraillais.
« Le littoral de la commune de Bourail doit devenir un exemple de développement durable. »
« La Nouvelle-Calédonie dispose d'un patrimoine naturel exceptionnel qu'il faut protéger à tout prix, tout le monde doit s'y mettre ; c'est la clé du vivre ensemble et du destin commun. »
« Il y a qu'un seul chemin qui nous unira tous, un projet de pays autour du respect de cette terre, de son patrimoine naturel, culturel et des populations qui y vivent. »
En action